Les docs du mois de décembre

La CPB vous souhaite une excellente année 2016, remplie de projets pédagogiques, de partages sur la toile. Vous cherchez une bonne résolution pour l’année 2016? Et si on vous suggérait un petit comm’ à chaque visite sur un blog? santa
Pour l’heure, nous vous laissons découvrir les 26 docs du mois de décembre
 
Pour les découvrir:
Sur le forum :
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et sur le blog de l’association :
Image hébergée par servimg.com
Bonnes visites!

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J’ai été tagué par Anyssa, à mon tour de me dévoiler un petit peu !

1- Quel livre pourriez-vous lire et relire et re-relire, (même que vous le connaissez par cœur mais que vous avez encore envie de le lire) ?

Je vais décevoir, mais je ne suis pas du tout un gros lecteur, au contraire (j’ai presque honte !). Puisqu’il faut n’en choisir qu’un seul, je dirais Aux merveilles d’Alys – Magasin zinzin (à découvrir ici). C’est plein de poésie, d’excentricité, de références littéraires. C’est LE livre qui me fait m’évader le temps de sa lecture !

Nos péchés mignons : les tags de la CPB

Et pour la remercier encore une fois, Rigolett m’a fait découvrir Marina, de Carlos Ruiz Zafon, que j’ai dévoré au début des vacances !

2- Quelle chanson-honte connaissez-vous par cœur ?

Comme on sort tout juste de Noël, je ne remercierai pas assez mon fils de m’avoir fait écouter en boucle Enfin presque, d’Alizouille. Autant vous dire que c’est la chanson qui vous reste en tête toute la semaine ! Ca vous met l’eau à la bouche, n’est-ce pas ? Je suis sympa, je partage, cliquez sur l’image !

Nos péchés mignons : les tags de la CPB

Sinon, dans un tout autre genre,  quelques titres de Giedré (là, je vous laisse chercher 😛  )

3- Dans le même genre, quel film est votre inconditionnel ?

Un seul ?!! Pfiou, difficile de choisir… Celui-là alors :

Il est loin d’être récent, mais je le trouve toujours aussi génial ! Ssssssssssssplendide !

4- Quel petit plat (tout simple ou plus élaboré) vous cuisinez-vous pour voir donner le sourire ?

Je cuisine très peu, ma femme le fait bien mieux que moi !  Mais mon cheesecake se défend pas trop mal.

5- Vous grattez et vous gagnez : quelle est la chose futile-inutile que vous achetez?

J’ai pas essayé de gratter depuis bien longtemps, mais soyons fou ! Encore un nouvel objectif pour mon appareil ? Ou un nouveau boitier, selon le gain ^^

Ou sinon, en ce moment, je rêve de m’offrir une reproduction de l’ours blanc de François Pompon !

7- Quelle est l’odeur qui vous donne le sourire ?

J’adore l’odeur des orages en été. Y a une odeur caractéristique juste avant que la pluie tombe, et j’adore la respirer en regardant les éclairs au loin. Oui, c’est vrai, ça peut paraitre assez étrange.

8- Quelle est cette petite manie qui fait rire vos collègues ?

L’inconvénient du poste de remplaçant, c’est qu’on n’a pas de collègues fixes. Et dans ma circo rurale, je suis plus souvent seul qu’avec des collègues, alors je passe…

9- Quelle est votre plus grand moment de solitude / votre plus grosse gaffe qui vous fait bien rire maintenant ?

Euh… Là comme ça, ça ne me revient pas. Non pas que je ne me lourde jamais, c’est le contraire ! Ca arrive tellement souvent que je n’y fais plus attention !

Si un souvenir me revient en tête, j’éditerai l’article !

10- Quelle est la bonne résolution que vous allez prendre pour 2016 et que vous savez pertinemment que vous ne tiendrez pas?

Surveiller ma conso de chocos ? Lire davantage et regarder un peu moins de films ? Ne plus me laisser décourager par le mauvais temps pour aller courir ?
La liste est longue !

11- Si vous pouviez vous offrir une journée rien que pour vous, quelle serait-elle ?

Une sortie photo, sans hésiter !

12- Quel mot vous fait rire/sourire ?

Celui qui me fait toujours sourire, c’est le « bonjour papa » tout embué de mon fils qui se glisse dans le lit le matin. Même si toute la journée, j’aurais trouvé que quand-même-c’est-trop-tôt-jaurais-bien-dormi-une-heure-de-plus, qu’est-ce qu’il est doux !

13- Dans quel magasin ne devriez vous jamais rentrer avec votre carte bleue dans votre poche ?

Y en a deux que je redoute 😀 Ma librairie et Leroy Merlin.

La librairie, je rentre toujours « juste pour jeter un oeil ». Vous devinez la suite !
Et Leroy Merlin, quand j’y vais pour chercher une chose en particulier, je me rends toujours compte que j’ai aussi besoin de ça, ça et ça. Et puis ça aussi, au cas où. Alors quand je pense en avoir pour  minutes, faut compter au bas mot 1 heure dans le magasin. Rassurez-moi, je suis pas le seul ?

14- Pour finir, citez 5 mots doux pour décrire 2015 et/ou 5 mots doux espérés pour 2016.

2015 aura été, à titre personnel, une belle année : mariage, voyage, bonheur, amis, rencontres
Pour 2016, j’espère : mutation, déménagement, partage,  espoir et encore rencontres

A mon tour, je taggue Rigolett, Teacher Charlotte et Orphée.

17 pensées sur « Nos péchés mignons : les tags de la CPB ! »


  1. ptitejulie
     

    dit :

    Dis donc, t’as jamais ouvert de blog pour tes photos?
    Bises


  2. OlivierI
     

    dit :

    Nop, pas du tout !  Un seul blog, c’est déjà pas mal  de temps consacré
    Mais si ça t’intéresse, je peux t’en montrer quelques unes !


  3. ptitejulie
     

    dit :

    Carrément! Tu nous en avais déjà montré au moins une sur le forum.


  4. BigBoom
     

    dit :

    J’ai lu L’ombre du vent de Raoul Ruiz Zafon que j’avais bien aimé!  Le cheesecake est un gâteau que j’adore!!! Et si j’ai bien compris je te souhaite une mutation et un déménagement pour 2016!! Et dans l’immédiat, un bon réveillon 😉 Sympa de te lire

    OlivierI

    Vendredi 1er Janvier à 12:50

    Merci BigBoom ! Oui oui, changement de vie pour nous, croise les doigts pour que ma demande de mut’ soit acceptée.
    L’ombre du vent est sur ma liste des prochaines lecture du coup .

    alicecycle3

    Vendredi 1er Janvier à 14:42

    Je confirme il est top ce livre ! Bonne année Olivier

  5. OlivierI

    dit :

    Merci BigBoom ! Oui oui, changement de vie pour nous, croise les doigts pour que ma demande de mut’ soit acceptée.
    L’ombre du vent est sur ma liste des prochaines lecture du coup .

  6. alicecycle3
    dit :

    Je confirme il est top ce livre ! Bonne année Olivier


  7. VAL 10
     

    dit :

    Alizouille c’est trop bien, merci pour la découverte !!!!
    Et bonne année !

    OlivierI

    Vendredi 1er Janvier à 12:51

    Bonne année Val !

  8. OlivierI

    dit :

    Bonne année Val !


  9. rigolett
     

    dit :

    Oui oui oui! Mutation! qu’on se fasse des anim péda ensemble!
    Moi aussi  j’adore Giedré, je vois pas où est la honte…
    Sinon je vais me coller au Tag! Bises!

    OlivierI

    Vendredi 1er Janvier à 12:54

    Oh ouais, ce serait sympa !

  10. OlivierI

    dit :

    Oh ouais, ce serait sympa !


  11. Lala78
     

    dit :

    Comment ça, tu n’as pas de collègues !! Ben, si y’a NOUS !!!
    Très très bonne année mon filleul ! grosses bises

    OlivierI

    Vendredi 1er Janvier à 23:09

    Très bonne année ma Lala !
    Des bises !

  12. OlivierI

    dit :

    Très bonne année ma Lala !
    Des bises !


  13. lOu jO
     

    dit :

    Je comprends parfaitement la 7 moi. J’aime bien aussi cette odeur et cette sensation.

    OlivierI

    Vendredi 1er Janvier à 23:07

    Ça me rassure, je suis pas tout seul !

  14. OlivierI

    dit :

    Ça me rassure, je suis pas tout seul !


  15. delfynus
     

    dit :

    Oh oui, l’odeur de l’orage, je suis d’accord !
    Les photos… je suis d’accord aussi 🙂
    Bonne année remplie de « bonjour papa »

    OlivierI

    Vendredi 1er Janvier à 23:08

    Oui mais trop tôt, hein !

  16. OlivierI

    dit :

    Oui mais trop tôt, hein !


  17. Valentinou
     

    dit :

    Belle et heureuse année 2016 Olivier ! Pour Leroy Merlin je plussoie !!! Avec une maison en travaux, c’est un vrai gouffre à fric !!!

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Le coup de coeur du mois de septembre

Pour démarrer cette dernière semaine (bon courage au passage pour les dernières évals, les bulletins, les marchés de Noël et tout le reste !), je vous emmène prendre l’air chez Teacher Charlotte. Pourquoi prendre l’air ? Parce que chez elle, c’est frais, c’est reposant et ça pétille !

Le coup de coeur de décembre

Vous ne pouvez que connaître son blog ! Charlotte est depuis quelques années PDMQDC et depuis quelques temps, c’est surtout des ressources en lecture que vous trouverez chez elle (fluence, stratégies de lecture, mais aussi des jeux comme Le totem et les indiens- …). Et aussi des chantiers d’écriture.

Et c’est l’un d’eux que j’ai choisi de vous présenter aujourd’hui : il s’agit d’une séquence de production d’écrit sur la correspondance épistolaire. Ce qui a attiré mon attention lorsqu’elle l’a publié, c’est le choix de son album support. Teacher Charlotte, si tu me prends par les sentiments !

C’est donc une correspondance entre Duke et Oregon qu’elle nous propose de lancer. Pour en voir et en savoir plus, c’est par ici :

Le coup de coeur de décembre

Pour découvrir les autres coups de cœur du mois, c’est par ici :

Le coup de coeur du mois de septembre

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« A moi la garde ! »

Mais qu’est-il en train de se passer dans cette scène ?

Le tricheur à l'as de carreau

Le tricheur à l'as de carreau

Sur cette scène, quatre personnages se tiennent devant nous. Trois sont en train de faire une partie de cartes tandis que la dernière apporte un verre à l’un d’eux. Les trois joueurs sont élégants. Celui de droite a l’air particulièrement riche au vu de sa tenue, et au vu de son tas de pièces, c’est lui qui a la main sur la partie ! La demoiselle n’est pas en reste avec son magnifique collier de perles ! Quoique le joueur de gauche parait un peu plus négligé : ses cocardes sont défaites (les noeuds sur l’épaule).

Rien ne bouge, tout semble suspendu mais pourtant quelque chose cloche dans cette scène…

Le tricheur à l'as de carreau

Dans ce tableau encore, ce sont les habits qui vont nous aider à identifier l’époque. Les vêtements sont très ouvragés, pleins de dorures, les coiffes et la ceinture du personnage de gauche permettent de se faire une idée.

Le tricheur à l'as de carreau

Le tableau date d’environ 1635. C’est l’oeuvre de Georges de La Tour, un peintre français. Il a été très influencé par Le Caravage, un peintre italien dont il était contemporain.

Ce tableau est un exemple de clair-obscur, très courant à cette époque-là. Il s’agit de plonger la scène dans la pénombre pour donner un côté dramatique, en mettant en lumière les éléments importants.

Le tricheur à l'as de carreau

Ce qui rend l’ambiance étrange, ce sont ces regards en coin que se lancent les personnages. Pas celui du jeune riche à droite, lui il ne comprend rien à ce qui se passe. Qu’il est naïf ! Il ne voit pas plus loin que le bout de son nez et il est concentré sur son jeu. Après tout, c’est lui qui est en train de gagner, il est sûr de lui et détendu.

Et regardez sa voisine :  son regard est dirigé vers la servante. Dont le regard est lui-même dirigé vers le personnage de gauche. Mais lui, qu’est-ce qu’il zyeute ? Ben toi ! Oui toi, derrière ton écran !

Le tricheur à l'as de carreau

Il veux te prendre à parti, attirer ton regard sur lui et que tu sois témoin de ce qui se passe. Témoin et du coup complice. Ça ne vous aura pas échappé, le vil individu a glissé sa main dans son dos et ce n’est pas pour se gratter. Il tire un as de sa ceinture et nous regarde l’air de dire « t’as vu ce qui se passe ? ».

C’est une grande arnaque ! Les trois personnages sont complices et c’est ce jeu de regard qui permet de le comprendre. La courtisane attire notre attention directement en nous montrant du doigt la direction à regarder.

Le tricheur à l'as de carreau

Et le verre de vin qui arrive, on imagine bien qu’il est destiné au jeune homme qui va se faire plumer ! Enivré, il ne verra rien arriver.

Une preuve plus subtile de la complicité des personnages : regardez les motifs qui se trouvent sur le col du tricheur et sur la brassière de la servante. Intrigant, non ?

Le tricheur à l'as de carreau, Georges de La Tour

Le tricheur à l'as de carreau, Georges de La Tour

Le tricheur à l'as de carreau

Trois vices sont représentés à travers les trois tricheurs. Le voleur représente le jeu, la servante représente l’ivresse et la courtisane symbolise la luxure. Au XVIIe siècle, c’était les trois dangers que les hommes redoutaient. D’ailleurs, à cette époque, les jeux de hasard sont refusés par l’Eglise car ils mènent à la débauche et font voler les patrimoines en poussière.

La morale de l’histoire pourrait être « Reste loin de la tentation, du jeu et de l’alcool au risque de tout perdre ».

On peut y voir également une interprétation de la parabole biblique de l’Enfant prodigue.

Le tricheur à l'as de carreau

On a déjà évoqué le jeu des regards entre les personnages. Celui-ci guide la circulation de notre oeil dans la lecture de l’image. On va partir de la courtisane qui est en pleine lumière pour se diriger vers le tricheur dont le visage est dans l’ombre.

Du point de vue de la répartition des masses, on peut détacher deux blocs. Le premier est composé des 3 acolytes : ils sont massés, collés. La tête du tricheur touche l’épaule de la servante et la main de la servante est au niveau de l’épaule de la courtisane.

Ces contacts ont aussi lieu au niveau de leurs mains. Celles-ci se rejoignent dans un espace restreint et forment un triangle qui vient mettre en avant la connivence entre ces personnages. Ce fragment de l’oeuvre suffit à regrouper le jeu, la richesse, la luxure et la boisson.

Le tricheur à l'as de carreau, Georges de La Tour

A l’opposé de ces trois escrocs, le jeune riche est seul, détaché dans l’espace. La composition du tableau est donc au service de la narration : seul contre tous.

La lumière du tableau nous raconte la même histoire. La lumière provient d’une source unique. A voir l’ombre portée sur la table (sous le coude du voleur), elle arrive dans le dos de celui-ci et cette source est située en hauteur, hors cadre. Elle est assez dure (la délimitation entre ombre et lumière est nette), ce qui donne un côté dramatique à la scène. Quand on regarde la manière dont l’arrière plan est éclairé, on s’aperçoit qu’il est plongé dans la pénombre, sauf derrière le personnage de droite. Cet effet renforce l’idée d’une opposition manichéenne.

 Le tricheur à l'as de carreau

Les tricheurs, Le Caravage – 1595

Le tricheur à l'as de carreau

Cette oeuvre a certainement influencé de La Tour. Dans celle-ci, le complot est flagrant et saute aux yeux alors que dans notre tableau, les relations entre les personnages sont un peu plus fines. Ici, on voit clairement le personnage du centre regarder le jeu de l’adversaire et faire un geste de la main pour l’indiquer. On retrouve la carte saisie dans la ceinture par le joueur.

Le tricheur à l’as de trèfle, Georges de La Tour – vers 1630 – 1634

Le tricheur à l'as de carreau

Cette toile ressemble fortement à la nôtre, mais la couleur de l’as joué n’est plus la même. Il y a encore quelques autres différences.

La diseuse de bonne aventure, Georges de La Tour, 1630

Le tricheur à l'as de carreau

Ici, ce ne sont pas les mêmes péchés qui sont dénoncés, mais la naïveté. Le jeune crédule est tellement concentré sur ce que lui dit la diseuse de bonne aventure qu’il ne sent même pas qu’on lui fait les poches.

La partie de cartes : extrait de Marius (Marcel Pagnol). Une scène de la même nature que celle étudiée : des joueurs trichent pendant une partie de cartes. A voir à partir de 1’23. La vidéo est à retrouver en QR-code dans la trace écrite.

Le tricheur à l'as de carreau

  Le tableau sera présenté par dévoilement progressif. A chaque étape, la classe doit décrire et construire du sens.

Cliquez sur l’image pour télécharger le fichier (Powerpoint).

Le tricheur à l'as de carreau

1° Un jeune homme, élégant, bien habillé, vraisemblablement riche. Au vu de ses habits, la scène n’est pas récente. Que regarde-t-il ?

2° Un femme à côté de lui. Elle parait riche aussi. Elle regarde sur le côté, mais quoi ?

3° C’est une autre femme ; elle regarde elle aussi dans une autre direction. Mais quoi ?

4° Un homme, et c’est nous qu’il regarde, mais pourquoi ? Et que font-ils tous ?

5° Ah ! On voit qu’ils jouent aux cartes.

6° Du vin ? Tiens donc, pourquoi ?

7° L’homme joue avec lui. Et que nous montre la main de cette dame ? (Et j’ai oublié de mettre l’image où l’on voit que de l’argent est en jeu)

8° Oh ! L’homme tire une carte de son dos, un as ! Il triche !

On va ensuite revenir sur le jeux des regards.  Les trois complices se regardent les uns les autres, et le tricheur regarde le spectateur qui devient complice de la scène lui aussi. On devine que le jeune coq va se faire plumer !

 Si des lignes blanches apparaissent lorsque vous ouvrez le document, cliquez ensuite en haut à droite de la fenêtre sur Télécharger, puis Ouvrir avec

 La séance, les documents élèves et une reproduction :

Le tricheur à l'as de carreau, Georges de La Tour

La fiche de trace écrite est faite sur le modèle de Cenicienta :

Le tricheur à l'as de carreau

Je joins de nouveau le tableau en dessin au trait pour ceux qui le voudront en plus grand. Il faut y replacer les regards des personnages (la clé pour comprendre le tableau), et on va pouvoir venir y faire figurer des information sur la lumière, la composition et les lignes de force. Il fait office de trace mémoire pour les élèves.

Le tricheur à l'as de carreau

La collection Pont des Arts (je vous la présente ici) propose un album tiré de ce tableau. Il s’agit de La malédiction de Zar :

Le tricheur à l'as de carreau

« Nous voici dans un monde peuplé de cartes qui se jouent d’un tricheur. Quand Zar comprend qu’il est condamné à perdre toutes les parties qu’il entame, son destin prend une autre tournure. Il remarque Fanny, la femme qui lui apporte ses repas, et décide de l’aider à se racheter : il s’empare de pièces d’or en semant le trouble pendant une partie. Cet élan sauvera Fanny et le sauvera aussi !
Les illustrations de Xavière Devos jouent sur le clair-obscur cher à Georges de La Tour. Les visages comme les vêtements de ses personnages sont d’une grande délicatesse. Un véritable hommage à ce peintre ! »

Je ne pense pas utiliser l’album pour exploiter le tableau, mais le lire à la classe, juste pour le plaisir !

La lumière

En pratiques éclairantes, il est possible de travailler sur le clair-obscur.  Voici une activité tirée de Histoires d’arts en pratiques, de Patrick Straub :

 La lumière

 Si des lignes blanches apparaissent lorsque vous ouvrez le document, cliquez ensuite en haut à droite de la fenêtre sur Télécharger, puis Ouvrir avec.

La lumière

Saint Joseph Charpentier,

Georges de La Tour, entre 1638 et 1645

La lumière

L’astronome,

Johannes Vermeer, 1668

La lumière

Les joueurs de dés,

Georges de la Tour, vers 1640

La lumière

Le souper à Emmaüs,

Le Caravage, 1601-1602

La lumière

La Dame à l’hermine,

Léonard de Vinci, 1488-1490

 La lumière

Les raboteurs de parquets,

Gstave Caillebotte, 1875

Merci à Florent Denéchère pour son coup de projecteur sur mon travail !

9 pensées sur « Le tricheur à l’as de carreau, Georges de La Tour ! »

  1. cathy
    dit :

    Merci pour ce magnifique éclairage

    OlivierI

    Dimanche 13 Décembre 2015 à 16:38

  2. OlivierI

    dit :

     

  3. Lala78
     
    dit :

    Encore un superbe article qui fait vivre l’oeuvre à sa lecture…
    J’adore le dévoilement progressif avec le tableau en « morceaux »
    Merciiiiiiiiiiiiiiiiii mon filleul

    OlivierI

    Dimanche 13 Décembre 2015 à 16:40

    Merci de ton passage et de ton p’tit mot ma Lala !Oui, le dévoilement progressif est intéressant et riche à faire vivre, j’aime beaucoup aussi !

  4. OlivierI

    dit :

    Merci de ton passage et de ton p’tit mot ma Lala !Oui, le dévoilement progressif est intéressant et riche à faire vivre, j’aime beaucoup aussi !

  5. verito
    dit :

    Quel magnifique travail, détaillé, approfondi, qui rend cette oeuvre totalement accessible aux élèves (et à leur enseignante !). Merci beaucoup pour ce travail et ce partage.

    OlivierI

    Dimanche 13 Décembre 2015 à 16:42

    Avec plaisir Verito !Et merci de ta lecture et de ton message

  6. OlivierI

    dit :

    Avec plaisir Verito !Et merci de ta lecture et de ton message


  7. Teacher Charlotte
    dit :

    J’y vois plus clair en qui concerne le terme clair-obscur… Et tout le reste! Merci pour cet article éclairant, ton style lumineux, et le contenu passionnant! Je t’admire et te jalouse pour tout  ça! 😉

    OlivierI

    Dimanche 13 Décembre 2015 à 21:05

    Merci Charlotte ! Y a pas grand chose à me jalouser, tu sais Je suis passé chez toi ce soir pour préparer mon article du mois !

  8. OlivierI

    dit :

    Merci Charlotte ! Y a pas grand chose à me jalouser, tu sais Je suis passé chez toi ce soir pour préparer mon article du mois !


  9. VAL 10
     
    dit :

    Un article très riche, pour une séquence d’une grande richesse aussi, merci beaucoup !

    OlivierI

    Samedi 19 Décembre 2015 à 09:17

    Avec plaisir !

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 Vous l’avez certainement déjà vu, ce tableau. Mais savez-vous ce qu’il représente ?

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

On y voit le portrait de deux jeunes personnes qui se donnent la main. La scène se passe en intérieur et semble ne pas être récente : le mobilier et les vêtements sont un peu rétro. Et à y regarder de plus près, c’est le bazar : deux paires de chaussures qui trainent, y a des fruits posés devant la fenêtre et même le chien qui s’incruste dans la composition ! Tout ça parait négligé ^_^
Trêve de plaisanteries, à bien y regarder, on voit un lustre sur lequel une seule bougie est allumée, un miroir accroché au mur, une inscription au dessus de celui-ci et un lit sur le côté de la pièce. Les vêtements sont ouvragés, on voit de la dentelle et de la fourrure. Elle a la main posée sur son ventre rebondi et lui lève la main droite.
Nous ne sommes pas chez n’importe qui : voici le couple Arnolfini, de riches marchands italiens établis à Bruges. Et il y a fort à penser que les températures étaient fraiches en cette saison.

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

 Alors ? D’après vous ?

Cette oeuvre date de la fin du moyen-âge. Elle a été peinte en 1434. On peut le deviner en regardant les vêtements des personnages, mais aussi grâce à la paire de chausses posées au premier plan. Ces galoches s’enfilaient par dessous les chaussures pour ne pas les salir dans les rues boueuses.

Certes, c’est maigre comme indices et ce serait encore valable 200 ou 300 ans plus tard.

C’est un tableau qui date du début de la Renaissance. L’artiste, Jan Van Eyck, est aussi connu pour La Vierge au chancelier Rollin. Il est également connu pour avoir perfectionné la peinture à l’huile. Jusque là, les peintres utilisaient des peintures à l’eau qui séchaient très vite, et qui ne permettaient pas de revenir sur les détails pour les travailler. Grâce à ce nouveau médium qui sèche beaucoup plus lentement, Van Eyck a pu travailler avec beaucoup de minutie son tableau.

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Comme le titre du tableau l’indique, ce sont des époux. Bien qu’il existe encore un débat et des questions sur la scène représentée, le plus probable est qu’elle représente un mariage. Ils pouvaient être célébrés à domicile à cette époque. Lui lève la main droite en signe de serment, elle a la main sur le ventre en signe de promesse de fécondité. Parce que non, elle n’est pas enceinte, pas encore. Mais au moyen-âge, les femmes avaient comme rôle essentiel d’engendrer des héritiers et elles étaient représentées dans ce sens.

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

 Le peintre a glissé quelques éléments dans le tableau qui ont en réalité une signification symbolique.

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Le chien n’est pas là pour nous montrer l’attachement que ses maîtres lui portaient. Il représente la fidelité. Et l’unique lumière qui brille sur le lustre ? C’est en fait une présence divine. Elle représente l’oeil du Christ. A cette époque, il était de coutume d’en offrir une aux jeunes mariés afin que le Christ ait un oeil sur eux et les protège. D’ailleurs, la religion est également présente avec le chapelet accroché au mur et les scènes de vie du Christ gravés tout autour du miroir. Enfin, la pomme est là pour nous rappeler un autre couple célèbre, Adam et Eve, et le danger de la tentation.

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Et regardons de plus près. Jetons un oeil sur le miroir au fond de la pièce. On aperçoit les deux jeunes mariés de dos mais, tout au fond, regardez bien ! On voit deux personnages de plus : l’un en blanc/bleu et l’autre en rouge. Et l’un d’entre eux est Jan Van Eyck en personne. Et comme il voulait vraiment qu’on le sache, il a même tagué le mur ! Au dessus du miroir, on peut lire « Jan de eyck fuit hir 1434 » (Jan Van Eyck était ici). Il voulait signaler sa présence, insister sur le fait qu’il a vraiment été témoin de cette scène. C’est d’ailleurs une nouveauté pour les peintres de signer leurs tableaux pour l’époque.

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Voici une séance qui a permettre de faire découvrir tout ça aux élèves. La découverte de l’oeuvre se fera quelques jours avant. On expose un reproduction et on les laisse aller la découvrir, s’en imprégner. Le jour de la séance, 4 groupes vont entrer dedans de manière différente :

1) On demandera au premier groupe de ramener un objet, une image, un texte, bref quelque chose qu’il va mettre en relation avec ce tableau, et devra expliquer le lien qu’il fait.

2) Le second groupe va entrer dans le tableau de manière sensible : il va faire fonctionner son imagination et essayer de deviner ce que ses sens capteraient s’ils pénétraient dans le tableau : que verraient-ils d’autre (hors cadre), quelle odeur y règne, quelles sensations tactiles ils auraient, quels bruits entendraient-ils, y a-t-il des goûts présents ou évoqués ?

3) Le troisième groupe se livre à une analyse technique du tableau (Clic par ici si vous êtes perdus)

4) Le dernier groupe fait une description de ce que l’on y voit.

 

Si de vilaines lignes apparaissent, notamment sur les images, lorsque vous ouvrez les documents, cliquez sur Télécharger, puis « Ouvrir avec » et choisissez votre lecteur de PDF.

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

La fiche de trace écrite est faite sur le modèle de Cenicienta :

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

L’image est HD : ouvrez-la pour l’agrandir, puis enregistrez-la pour l’avoir en pleine définition.

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

La fiche du groupe 1:

Introduire une oeuvre d'art

La fiche du groupe 2 :

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Pour le groupe 3, je vous renvoie aux traces écrites des leçons sur le sujet

(Les lignes de force, La lumière, La couleur, La perspective)

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Bon, mea culpa, je n’ai pas préparé les pratiques éclairantes. MAIS, je m’en sors bien, le génialissime livre de Patrick Straub, Histoire d’arts en pratique, propose justement cette page-là en extrait à découvrir. Il nous propose de faire tester aux élèves la différence entre la peinture à l’eau et celle à l’huile pour se rendre compte de leurs différences et des différentes possibilités qu’elles offrent.

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

Pour la trace écrite, vous aurez également besoin de la fiche Exprimer son ressenti face à une oeuvre :

Les époux Arnolfini, Jan Van Eyck

dit :

Wahouuuuu!
Ben moi j’ai fait 2 ans d’HDA à la fac, et c’était rarement si intéressant… Merci beaucoup, je transmets à mes collègues puisque je ne fais malheureusement pas art!

OlivierI

Mercredi 11 Novembre 2015 à 11:06

Merci Julie !

 


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